15 juin 2018 - Grandes eaux : les artistes de Ça coule de source exposent à Jullié

Au programme de Ça coule de source, il y a aussi des expositions ! En plus de la Caravane de l’eau qui amène de communes en communes les multiples animations et les spectacles ou conférences, les 3 artistes en résidence – l’écrivain Jean-Yves Loude, le musicien Bruno-Michel Abati et le documentariste Philippe Prudent –  Ça coule […]

Grandes Eaux à Jullié

Au programme de Ça coule de source, il y a aussi des expositions !

L’ancienne tuilerie du Site de la Roche

En plus de la Caravane de l’eau qui amène de communes en communes les multiples animations et les spectacles ou conférences, les 3 artistes en résidence – l’écrivain Jean-Yves Loude, le musicien Bruno-Michel Abati et le documentariste Philippe Prudent –  Ça coule de source offre une grande visibilité aux plasticiens en lien avec le territoire. Ainsi,  vous pouvez retrouver les créations originales de la peintre Vilma Alberola à Beaujeu, du plasticien Bruno Rosier à Poule – Les Echarmeaux, du vannier Hervé Brisot à Propières, du peintre Numa Droz à Saint-Bonnet-des- Bruyères,  de la peintre Geneviève Garcia-Gallo à Monsols et du plasticien Némo à Jullié.

Mais aussi vous pouvez découvrir des oeuvres de certains d’entre eux, plus d’autres de Guy Lioult, Gérard Breuil et Hubert Munier,  réunies par Jean-Yves  Loude, et exposées dans l’ancienne Tuilerie du Site de la Roche à Jullié jusqu’au 1er juillet.

Ouverture les 22-23-24-29-30 juin et 1er juillet  de 15h à 19h

 

Les artistes de Grandes eaux :

Vilma Alberola

Les oeuvres d’Hubert Munier (mur gauche), de Geneviève Garcia Gallo (mur du fond), de Vilma Alberola (sur le chevalet) et de Gérard Breuil (au sol)

D’origine lituanienne, installée à Beaujeu depuis 22 ans, Vilma Alberola est artiste-peintre-décoratrice. A Beaujeu et dans tout le Beaujolais, les vitrines, les magasins, les lieux d’exposition ont déjà été habillés des mains de l’artiste. Aux traits doux et aux couleurs chatoyantes, le travail de Vilma Alberola peut se révéler réaliste au point de rendre ses personnages vivants, à s’y méprendre

Geneviève Garcia-Gallo

Artiste peintre travaillant à Lyon, ayant ses attaches à Saint-Bonnet-des-Bruyères, Geneviève Garcia Gallo a enseigné le dessin et la peinture à l’école d’Arts d’Appliqués et aux Beaux-Arts de Lyon. Elle nous mène à travers ses oeuvres au coeur des bruissements de forets mystérieuses et au long de la fluidité transparente des ruisseaux, jusqu’à l’écho de nos lointaines mémoires enfouies. Quand l’homme et la nature étaient proches, en symbiose. La matière picturale est riche, vibratoire, vivante.

Guy Lioult

Guy Lioult vit et travaille à Quincié-en-Beaujolais. Son bestiaire de bronze fait de lui un des héritiers des grands maîtres comme François Pompon ou Rembrandt Bugatti. Quand il ne façonne pas la cire, il la détourne, l’étale, la colore, la contraint au fer à repasser et trace des portraits stupéfiants de réalisme en très grand format ou des paysages aquatiques de mangroves.

Numa Droz

De gauche à droite : Viviane Loup-Forest, Jean-Yves Loude, Numa Droz, Yves Pignard et Philippe Chambon, devant les oeuvres de Guy Lioult (à gauche) et de Numa Droz (à droite)

Artiste peintre travaillant à Lyon, longtemps professeur d’Art Plastiques à la Martinière, ayant ses attaches à Saint-Bonnet-des-Bruyères, Numa Droz explore les espaces, les paysages. A partir de croquis, il crée alors des images reconstruites, figées sur de grands formats carrés dont l’immobilité happe le spectateur.

Némo

Illustrateur, peintre, scénographe et plasticien, Némo est un peintre qui n’utilise pas des couleurs mais les récoltes de hasard. Les objets qu’il trouve garnissent sa palette. Ils imposent leur forme mais sont aussi porteur d’inspiration. Ainsi, ce qui intéresse Némo, plus que l’acte de peindre, c’est l’acte de composer, d’orchestrer une musique visuelle et de créer des rythmes à partir d’objets dissonants.

Gérard Breuil

Gérard Breuil est un architecte, un bâtisseur de lumière. Il trace des colonnes, des voûtes, des architectures d’ombres et de clarté à l’aide d’encre et de silence. Il restitue le pouvoir d’élévation des espaces sacrés.

Hommage à Hubert Munier

Décédé récemment, Hubert Munier habitait une maison suspendue dans le ciel, un palais humble et magnifique caché dans une combe beaujolaise où la beauté de la nature lui sautait aux yeux sans aucune entrave imposée par l’homme. Alors, inlassablement, il peignait l’Arbre comme si c’était son double, un être à part entière, l’interlocuteur privilégié de dialogues intérieurs. […] Il admettait que la peinture était un acte religieux, guidé par une infinie patience. Il se définissait comme un « réaliste méticuleux » usant de la simplicité d’un langage perceptible à tous. Ses portraits, impressionnants de précision, étaient aussi des paysages aux reliefs creusés par les rides de l’expérience. Hubert Munier prenait ainsi place dans l’histoire des grands paysagistes, à la suite de ses aînés du XIXe siècle qui n’ont cessé, comme lui, de rappeler aux humains dominateurs la puissance sublime de la nature et le danger de lui nuire.