30 mars 2018 - Monsols : les anciens se souviennent

L’association VHB,  Vivre en Haut-Beaujolais, mène un important travail de rapprochement intergénérationnel. Pour Ça coule de source, elle a organisé plusieurs réunions avec les anciens de plusieurs des communes concernées. Voici quelques extraits des habitants de Monsols ! La fontaine et le lavoir « La fontaine était au milieu du village, où il y a le […]

Souvenirs des anciens de Monsols

L’association VHB,  Vivre en Haut-Beaujolais, mène un important travail de rapprochement intergénérationnel. Pour Ça coule de source, elle a organisé plusieurs réunions avec les anciens de plusieurs des communes concernées. Voici quelques extraits des habitants de Monsols !

La fontaine et le lavoir

« La fontaine était au milieu du village, où il y a le carrefour devant la mairie maintenant. »

« En haut de la fontaine il y avait un obus de la guerre de 1880. »

« Il y avait une petite fontaine qui alimentait la fontaine et le trop plein allait dans le lavoir. Le lavoir est en contre bas.

« A la gare, contre le talus, il y avait un réservoir en métal. Il perdait. On allait y boire quand on jouait au basket. C’était dans les années 50. Dans les années 60, les gens ont commencé à se plaindre car l’eau coulait et ça faisait du verglas. Du coup, ils ont tout enlevé. »

« Mme Couderc, c’est la dernière qui a utilisé le lavoir. Elle aurait 120 ans. Son mari était garde champêtre. Il disait « avis à la population ». Le tambour qu’il utilisait était encore à la mairie il y a quelques années. »

A propos des puits :

« A Monsols, il y a des puits de partout, dans le village, dans les maisons, il y en a à l’intérieur, dans les cours. A la boulangerie, il y en a un dans la cave. Les maisons isolées avaient des puits. »

« Chez mes parents et dans bien d’autres hameaux, il y avait des puits communs à plusieurs maisons (4 ou 5). On allait chercher l’eau avec la manivelle et un seau. »

Les sources :

Fontaine de Monsols

La fontaine et son obus de 1870

« Les sources on appelait ça des fonts. La font du loup par exemple, elle était au milieu des bois… »

« Elles ne sont pas toutes captées, on les connaît pas toutes…. L’eau distribuée à Monsols, elle vient de la combe d’Aroy et des jacquets »

« L’hiver les ruisseaux étaient hauts, on détournait une partie de la rivière. On faisait des raies en haut du pré, pour apporter des alluvions, pour ravigoter le pré. »

« A St Christophe, j’allais chercher l’eau au puits. On mettait le beurre dans un seau puis dans le puits pour que ça soit au frais, parce qu’on n’avait pas de frigo, ou alors dans la bachasse. »

« La Bachasse, c’est en ciment ou en bois, il y a toujours de l’eau qui coule, c’est toujours relié à une source. »

« Dans les fermes, il y avait pas l’eau. Encore maintenant, il y a des maisons qui ne l’ont pas. »

« Avant, il y avait les prestations : au lieu de payer l’impôt, on donnait des heures dans l’année pour la commune : pour l’eau ça s’est fait comme ça, pour les chemins aussi. Ça s’est arrêté dans les années 60. L’eau a été installée comme ça. Il y avait des spécialistes pour mettre les tuyaux, mais le reste c’était les gens de Monsols. »

« A Monsols, il y avait des douches municipales chauffées avec une chaudière à bois. Les gens payaient. C’était au fond de la cour de l’école. Il y avait cinq douches et un banc où tout le monde discutait. Il y avait une de ces buées. Tout le monde y allait, c’était dans les années 50-60 »

« Moi je me rappelle surtout quand la fontaine débordait, ça gelait.  Le cartable sous les fesses et on glissait ! »

« Quand il y avait le marché, il y avait un poissonnier avec des caisses remplies de poissons qui bougeaient encore, des petites carpes. On piquait les poissons on les mettait dans la fontaine ou dans la bachasse. »

« Les pesticides ça a commencé en 68, dare dare. C’était bien pire au niveau des produits que maintenant. Les gens ne savaient pas. Ils mettaient de la poudre anti-germe sur les pommes de terre c’était du poison… Dans les moulins, on détruisait les vers de farine avec des produits, c’était fabuleux, mais on savait pas que c’était dangereux. »

Légendes et histoires

« Il y avait un monastère à St Rigaud, les premiers moines sont arrivés en 950.  Les derniers sont partis en 1450. Ils étaient en haut à 1012 et la source était plus bas, à 960 m mais ils avaient l’eau.

Il y a une légende qui dit que la source a des vertus pour guérir les yeux, les rhumatismes et pour la fertilité. Il y a plein de gens qui disent qu’ils ont bénéficié de ses bienfaits. Il y a beaucoup de personnes qui viennent à la source. »

« La source est connue depuis longtemps, avant les moines de Cluny. Avant il y a avait une chapelle. On y venait en pèlerinage. Avant elle arrivait vers un muret en pierre. En 1988, l’association des anciens l’a réaménagée… »

En savoir plus sur la source du Mont St Rigaud